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18/05/2018

Qui a dit qu'il n'y avait pas de crapaud en garrigue ???

 

S'il nous est déjà arrivé de trouver une rainette ou une grenouille verte,

dans notre piscine,

nous ne pensions pas trouver des crapauds en pleine garrigue ...

Et pourtant !!!

 

Il suffit d'aller faire un tour

autour des trous d'eau aménagés par les chasseurs ...

 

 

***

Les amphibiens

***

Cette classe se divise en deux ordres :

- Les Urodèles  (ceux qui gardent leur queue à l'âge adulte),

comme les salamandres et autres tritons,

- Les anoures (ceux qui perdent leur queue après la métamorphose),

comme les grenouilles et les crapauds.

Tous ont besoin d'une zone humide pour leur reproduction.

 

***

 

Aujourd'hui, je vais vous parler des crapauds ...

Nous en avons trouvé trois espèces :

- Le Crapaud commun  (Bufo bufo),

- Le Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans),

- Le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus)

***

Comment les reconnaître ?

 

- La première chose à regarder, c'est leur pupille ...

(Regardez-moi bien dans les yeux ...)

 

lédenon,garrigues basses,batraciens

Certains ont leurs pupilles horizontales,

d'autres verticales ...

(Je précise que, exceptionnellement, j'ai pris ces 2 photos sur internet,

les crapauds que j'ai vus étant bien vivants, et remuants ...)

 

***

Les crapauds à pupilles horizontales

Il en existe deux :

- Le Crapaud commun (Bufo bufo)

- le Crapaud calamite (Bufo calamita)

***

Dans nos Garrigues Basses de Lédenon,

nous n'avons vu, pour le moment,

que le Crapaud commun.

 

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Remarquez sa pupille horizontale,

et son iris d'une belle couleur cuivre .

 

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Sa peau couleur gris brun est couverte de petites bosses,

qui ressemblent à des verrues. 

 

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Ne vous y trompez pas,

le mâle n'est pas celui qu'on croit ...

Chez cette espèce, c'est la femelle qui est la plus grosse ... 

 

***

 

Les crapauds à pupilles verticales 

Il en existe deux, aussi, 

et là nous avons vu les deux espèces :

- Le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus),

- Le Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans)

 

*** 

Le Pélodyte ponctué

 

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Ce qui frappe, c'est sa peau  vert fluo,

décorée de pustules vert foncé

 

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Très petit, son corps ne mesure pas plus que 5 cm ...

 

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Sa pupille est verticale et son iris, gris argent. 

***

 

Le crapaud accoucheur

 

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Aussi petit que le précédent (Corps de 4 à 5 cm),

il est entièrement gris avec des pustules noires,

 

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Sa pupille est verticale, et son iris à peine doré.

 

***

Notez aussi, 

qu'il existe une espèce à pupille en forme de cœur,

que nous n'avons jamais vue en garrigue :

Le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata),

peut-être,

pour nous faire mieux aimer ces bestioles que sont les crapauds ...

 

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***

Extrait :

Arrêté du 19 novembre 2007 fixant les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection 

NOR: DEVN0766175A 
Version consolidée au 16 mai 2018 

 

***

Pour les espèces d'amphibiens

dont la liste est fixée ci-après :

 


I. - Sont interdits, sur tout le territoire métropolitain et en tout temps,

la destruction ou l'enlèvement des œufs ,

la destruction, la mutilation,

la capture ou l'enlèvement,

la perturbation intentionnelle des animaux dans le milieu naturel. 

             ***                         

Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans) (Laurenti, 1768).
Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) (Daudin, 1803).
Crapaud commun (Bufo bufo) (Linné, 1758).

 

Nos trois espèces sont concernées

***

 

 

 

Commentaires

J'en avais un dans ma rocaille, il aimait que je lui gratte le cou! mais, il ne s'est pas transformé en prince charmant! Merci, pour cette leçon batracienne!

Écrit par : Joce34 | 18/05/2018

Merci pour ce commentaire "amusant" ... Il faut dire que ce n'est pas un animal attirant ... et pourtant ils sont très utiles en débarrassant les jardins de beaucoup d'insectes parasites.

Écrit par : monique GOSSELIN | 18/05/2018

Pourquoi crapaud accoucheur ? il accouche quoi ou qui ?

Et le petit vert on dirait une grenouille !!

C'est quoi la différence ?
(Elle est casse-pied Pat avec ses questions)

mon frère à une époque (peut-être que ça se fait toujours) allait les aider à traverser la route de Bagnols vers Vallérargues, lors de la période de reproduction.
ça me faisait beaucoup rire (faut-il être bête !) parce que je l'imaginais les prenant par la patte, traverser la route en arrêtant de l'autre main les voitures !!!

Écrit par : Pat | 19/05/2018

je "croua" tout ce que dit sur nos cher crapauds/grenouilles !
mon voisin lui croix que j'ai des canards ! faut dire qu'il y a beaucoup de grenouilles qui croassent dans mes bassins !ça me bien rire ! ces gens de la villes ....
le loriot à chanté comme d'habitude ! leur mélodie nous enchante .

Écrit par : REGIS | 19/05/2018

Reproduction

Mâle alyte accoucheur portant les œufs
Dès le mois de mars, la nuit venue, les mâles chantent pour attirer les femelles, ils émettent régulièrement une petite note flûtée tiou...tiou...tiou qui ressemble au chant du hibou petit-duc scops, mais en plus ténu[6]. Ces appels nuptiaux sont émis par une température de l'air d'au moins 4 °C. Les chants les plus précoces sont entendus début février dans le sud-ouest de la France. Par contre, en montagne, on ne les entend pas avant le mois de mai. Ces chants ne cessent qu'en août dans le nord et en octobre-novembre parfois décembre, dans le Sud[3].

L'accouplement des crapauds accoucheurs se passe, au sec, sur la terre ferme, la nuit ou au crépuscule. Le mâle « aide sa partenaire à accoucher » d'un chapelet de 15 à 80 œufs. L'accouplement-accouchement qui ne dure que 10 à 20 minutes se fait en plusieurs temps[7],[8].

Lorsque les partenaires se rencontrent, le mâle étreint la femelle avec ses membres antérieurs ou bien celle-ci l'excite en lui donnant de légers coups de museau.

dans un premier temps, le mâle étreint la région lombaire de sa partenaire (on parle d'amplexus lombaire), puis il lui frictionne les parois de l'orifice cloacal par des mouvements alternatifs de ses pattes postérieures. Il y introduit ses orteils et en sort un double chapelet d'ovocytes qu'il dépose dans le réceptacle en losange formé par ses pattes postérieures et celles de sa partenaire.
dans un deuxième temps, le mâle change de position. Il agrippe la femelle par le cou et arrose les ovocytes d'un mélange de sperme et d'urine. Le premier pour féconder les œufs, le second pour les humidifier afin de permettre aux spermatozoïdes de se déplacer.
dans une troisième phase, après une pause, le mâle fixe les œufs sur ses pattes postérieures en enfonçant alternativement ses tarses dans la masse des œufs. Les cordons ovulaires remontent alors le long de ses jambes.
Les œufs enflent pour atteindre la taille de 5 mm de diamètre[4] puis durcissent. Ils sont alors entourés d'une gangue externe épaissie, de couleur jaunâtre à marron, assurant leur protection.

Le crapaud accoucheur mâle peut courtiser plusieurs femelles et porter simultanément les pontes de 2 femelles, voire de 3 ou 4. La femelle, quant à elle, peut pondre 2 à 4 fois par an. Chaque année, le mâle peut porter successivement plusieurs masse d’œufs, jusqu'à 3 en plaine. Par contre, en altitude, l'un comme l'autre ne s'accouplent qu'une seule fois.

Le mâle se réfugie souvent dans un terrier humide où les œufs ne sèchent pas. Dans des conditions sèches, il se rend tous les soirs, au point d’eau pour les faire tremper.


Têtard (Cavandi, Espagne)
Les œufs se développent sur le dos du mâle pendant 3 à 8 semaines avant qu'il ne les dépose dans l'eau juste avant leur éclosion. Les jeunes têtards sortent peu à peu de leur coquille et restent dans l’eau. Plus vigoureux que les têtards des autres amphibiens, ils ont un meilleur taux de survie, supérieur à 40 %. La métamorphose des têtards peut intervenir avant l'hiver (2 à 5 mois après l'éclosion) ou après l'hivernage (9 à 15 mois plus tard).

En plaine, le mâle peut se reproduire à 1 an, la femelle à 2 ans. Sa durée de vie peut atteindre 5 ans.

Le mode de reproduction particulier de l’alyte est, pour la première fois, décrit et expliqué au XVIIIe siècle par le chirurgien Pierre Demours[9], mais les scientifiques ne le croient pas. Ce n’est qu’en 1872 que le naturaliste Arthur de l'Isle du Dréneuf accrédite sa thèse.

Écrit par : Monique GOSSELIN | 19/05/2018

Les commentaires sont fermés.